France
Le RN s’éloigne nettement de la majorité absolue, mais aucune autre ne se dessine
La campagne pour le second tour des élections législatives françaises s’est achevée hier soir en France dans un climat pesant, marqué dans tous les camps par une attente anxieuse. Jamais en effet sous la Ve République l’avenir politique et même institutionnel n’avait paru aussi incertain au terme d’une consultation il est vrai inattendue, du moins si tôt après la précédente, deux ans plus tôt.
Un garçon brandit un drapeau français alors que des manifestants participent à un rassemblement contre l’extrême droite, place de la République à Paris Photo: AFP/Olympia de Maismont
Décidément, il était temps que cette campagne se termine, et à tous égards. D’abord parce que tout semble avoir été dit et redit depuis des jours déjà, et que les débats, souvent prompts à basculer dans l’invective, tournent en rond. Ce qui peut sembler paradoxal puisqu’en réalité, les opérations de propagande avant le vote n’auront duré que trois semaines, un record de brièveté depuis juin 1968, et d’abord dénoncé comme tel.