France

L’affaire Dupond-Moretti, ou: quand la justice veut faire le procès de son ministre

La mise en examen du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, par la Cour de justice de la République (CJR), juridiction spéciale créée en 1993 pour juger les crimes ou délits éventuellement commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions, a suscité un vif émoi dans la classe politique de l’Hexagone. Et cela pour plusieurs raisons, qui ne sont pas toutes juridiques.

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti répond aux questions des médias devant la Cour de justice à Paris

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti répond aux questions des médias devant la Cour de justice à Paris Photo: AFP/various sources/Olivier Morin

Qu’est-il reproché au garde des Sceaux, longtemps avocat de grand renom, et d’une efficacité qui, au pénal, lui avait valu le surnom d’„Acquittator“ ... et de solides inimitiés chez les magistrats? D’avoir profité de son entrée au gouvernement pour régler un vieux compte personnel avec certains d’entre eux. C’est en tout cas ce qu’assurent plusieurs de leurs syndicats, ainsi que l’association Anticor, qui traque la corruption dans la vie publique. Ceux-ci avaient déposé plainte devant la CJR, laquelle, en janvier dernier, a ouvert une information judiciaire en janvier dernier pour „prise illégale d’intérêts“ à propos de deux affaires.

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