En France
La reconnaissance d’un Etat palestinien ne fait pas l’unanimité
Le président Macron a donc officialisé hier après-midi à New York, devant l’Assemblée générale de l’ONU, la décision de la France de reconnaître la Palestine comme un Etat, ainsi qu’il l’avait annoncé cet été (voir Tageblatt du 26/27 juillet). Une dizaine d’autres pays, dont le Luxembourg, ont également choisi cette démarche. Mais cette décision, deux mois après son annonce, ne fait décidément pas l’unanimité dans l’Hexagone, d’autant plus qu’une controverse particulière est venue s’y greffer.
La ville de Paris a fait afficher sur la tour Eiffel les couleurs de la Palestine et d’Israël, reliées par le dessin d’une colombe Photo: AFP/Bertrand Guay
Cette controverse peut sembler bien mineure par rapport aux enjeux, puisqu’il s’agit simplement du droit qu’ont, ou non selon les points de vue, les mairies qui le souhaitent d’arborer le drapeau sur la façade, à l’occasion de cette annonce. L’idée en a été lancée à la fin de la semaine dernière par Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, mais aussitôt contrecarrée par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Ce dernier a en effet fait valoir que sur un bâtiment officiel, seul le drapeau français et celui de d’UE pouvaient flotter, et il a demandé aux préfets d’engager des poursuites judiciaires contre les mires qui ne se plieraient pas à cette injonction.