Nouvelle-Calédonie
La crise demeure: Des renforts de gendarmerie dépêchés dans l’archipel
L’état d’urgence décrété en Nouvelle-Calédonie pour faire face aux violences suscitées dans la communauté autochtone kanake par une réforme électorale que les indépendantistes jugent défavorable à leur cause – des violences qui ont déjà causé au moins six morts – a permis, hier, „de retrouver une situation plus calme dans le Grand Nouméa“, selon les autorités locales. Qui reconnaissent aussi que certains quartiers de la métropole régionale „restent hors de contrôle“.
Des habitants de Nouméa font la queue devant un supermarché en manque d’approvisionnement dû aux nombreux pillages Photo: Delphine Mayeur/AFP
Près d’un millier de policiers et de gendarmes sont arrivés dans l’archipel durant la nuit, s’ajoutant aux quelque 1.700 membres des forces de l’ordre déjà sur place, et l’armée a été déployée pour rétablir la sécurité des ports et de l’aéroport de Nouméa. Et une personne qui était soupçonnée d’être l’auteur de l’un des meurtres lors des émeutes s’est rendue aux forces de l’ordre, a annoncé le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc.