Taxes douanières américaines
Bayrou dénonce une „soumission européenne“
L’acceptation par Mme von der Leyen, au nom de l’UE, d’une taxation de 15% des produits européens entrant aux Etats-Unis, et accessoirement les promesses d’achat de 750 milliards de dollars d’énergie „sale“ et de 600 milliards d’investissements aux USA, tels qu’imposés par Donald Trump, a soulevé en France un tollé qui ne faiblit pas. Et à Paris, beaucoup ont du mal à parler d’„accord“ américano-européen.
Selon le président Emmanuel Macron, le dernier mot n’est pas encore dit dans l’histoire de la querelle sur les taxes douanières Photo: Geoffroy van der Hasselt/AFP
Le premier ministre François Bayrou a ainsi dénoncé „un jour sombre“ qui aura vu l’Europe „se résoudre à la soumission“. Les Etats-Unis, a estimé le ministre délégué à l’Europe Benjamin Haddad, „font le choix de la coercition économique et du mépris complet des règles de l’OMC“. Et les différentes oppositions se sont montrées tout aussi virulentes. Jean-Luc Mélenchon, au nom de La France Insoumise, a déploré que „tout ait été cédé à Trump: le libéralisme, la concurrence libre et non faussée et autres règles du traité de Lisbonne ne sont plus qu’une mauvaise blague“. D’autres, dans son parti, dénoncent „l’accord de la honte“.