En quête de calme et de réflexion

Deborah de Robertis: „J’en ai marre d’être au tribunal“

En résidence de recherche pendant trois semaines à l’abbaye de Neimënster, Deborah de Robertis s'est sentie privilégiée et en mesure de montrer ce qu’elle sait faire, en troquant la performance contre le spectacle d’art vivant. 

Deborah de Robertis: „Pour moi, il y a une différence entre le militantisme qui utilise des codes relevant de la communication, un message clair, et l’art qui réinvente des formes, n’utilise pas des codes existants“

Deborah de Robertis: „Pour moi, il y a une différence entre le militantisme qui utilise des codes relevant de la communication, un message clair, et l’art qui réinvente des formes, n’utilise pas des codes existants“

Il arrive souvent dans la carrière d’un.e artiste qu’un regard extérieur lui permette de mieux cerner son propre travail et lui indique des références qui lui avaient échappé. Lorsque le 29 mai 2014, Deborah de Robertis s’est assise devant „L’origine du monde“ de Gustave Courbet, écartant ses jambes et son sexe, elle ne savait pas qu’elle s’inscrivait à la suite de l’artiste autrichienne Valie Export. Cette performance s’inscrivait certes dans une pratique déjà ancienne, datée de ses études d’art en Belgique, d’user de son corps dans sa pratique artistique. Mais, on ne lui y avait pas mentionné d’artistes féministes. C’eût été lui donner du pouvoir, dit-elle, tout comme l’auraient fait les hommes du monde de l’art, s’ils n’avaient pas dépolitisé ses performances.

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