Le hasard aura voulu que le premier livre que je lise après l’invasion de l’Ukraine soit un roman traduit du russe, acquis durant une de mes pérégrinations chez les bouquinistes de Leipzig. Pour être plus précis, il s’agit d’un exemplaire signé par l’auteur d’une traduction allemande du roman russe „Tsiganskoe Stchast’e“ d’Ilia Mitrofanov paru en 1993. Au début des années 90, Mitrofanov n’était pas un inconnu dans le monde francophone non plus. Son roman avait été traduit en français sous le titre „Le Bonheur tsigane“ en 1992. D’ailleurs, si l’on en croit les informations fournies par l’éditeur berlinois Volk und Welt, en page 4, les droits de l’œuvre appartenaient aux Editions du Rocher, un fait symbolique d’une époque où tout était à vendre dans le monde post-soviétique.
28.03.2022