Hommage à Grichka Bogdanoff
Mon frère d’âme en son ultime voyage étoilé de décembre
Il aimait les étoiles. Il était lui-même un astre. La lumière brillait toujours, irradiante, précieuse comme une gemme, dans ses yeux restés toujours ouverts, loin de toute banalité comme de toute médiocrité, sur l’ineffable mais puissant, inépuisable mais fécond imaginaire de l’enfance: une innocence en quête de rêve, d’au-delà, d’infini, d’absolu, d’immensité et de beauté, d’autres dimensions, y compris métaphysiques. Il me disait d’ailleurs toujours, ce prince d’un autre temps, ce seigneur d’un autre espace, cet incomparable enchanteur du réel, que c’est là, dans la profondeur illuminée de cet arrière-monde, à la surface de ces planètes lointaines, que se dessinait, sous son regard émerveillé, ce qu’il appelait le „visage de Dieu“. Une intarissable soif de connaissance était, de fait, son impérieux viatique existentiel !