Leserforum
La croisade des ligaments croisés
Der Sitz des „Collège médical“ Foto: Editpress/Fabrizio Pizzolante
Was machst du mit dem Knie, lieber Hans, mit dem Knie, lieber Hans, beim Tanz ... oder … „bei der Operation, lieber Philippe“?
La prétendue „Willkür“ envers les genoux de certains patients a fait naître une „Wilmes-Kür“ dans les médias, laissant libre cours à toutes sortes de fantaisies. Pourtant, après la Kür, il faut encore se plier aux figures imposées (Pflicht), espérons que le patineur va les réaliser avec la rigueur imposée, sans trop de fantaisies.
Après un long chemin tortueux, emprunté par le Collège médical et la ministre de la Santé, pour arriver à appliquer le principe de précaution et suspendre temporairement une activité chirurgicale suspecte de porter préjudice aux patients et afin que puissent être vérifiées objectivement les graves allégations contre le médecin, on aurait pu s’attendre à une certaine accalmie jusqu’au 22 avril, date de la fin de la suspension temporaire du médecin pour son activité chirurgicale. C’est au plus tard à cette date que le résultat de l’expertise devrait être connu.
Mais voilà que le Luxemburger Wort, organe de presse „für Wahrheit und Recht“, part en croisade contre le Collège médical et la ministre de la Santé. Alimenté par des demi-vérités de la part de l’avocat défenseur du médecin, le LW essaie de dévier l’attention sur un autre terrain que celui de la mission, fixée par la loi, du Collège médical et de la ministre de la Santé, à savoir de protéger les patients contre une trop grande liberté des professionnels de la santé, contre les dérives de la pratique médicale.
L’avocat en question, qui s’est bien imposé dans le monde médical, assurant la défense du médecin orthopédiste, est également l’avocat attitré de l’Association des médecins et médecins dentistes (AMMD), faisant suspecter que l’AMMD supporte unilatéralement un de ses membres, ex-vice-président. Le président actuel n’a-t-il pas parlé de „dat ass eng frontal Attack op di liberal Medizin“ en confondant éventuellement liberté et libertinage?
On crie à l’entrave aux règles de l’Etat de droit, de la justice, à une conspiration orchestrée visant à salir la réputation du médecin. Mais est-ce que le médecin n’a pas méconnu lui-même les règles de l’Etat de droit en faisant – dans sa lettre ouverte – appel au Premier Ministre, afin qu’il intervienne pour sa cause et que justice soit rétablie? Faisons génuflexion en face de tant d’audace!
Est-ce que le but recherché de cette croisade contre le Collège médical et la ministre ne serait pas de faire oublier que le médecin orthopédiste a été initialement suspendu de son activité chirurgicale par l’hôpital où il exerçait, hôpital qui a pris sa responsabilité en appliquant le principe de précaution, sans intervention ni du Collège médical, ni de la ministre. Et l’avocat qui ne veut pas agir contre cette décision de l’hôpital „pour ne pas ouvrir un deuxième front“, alors que c’est le même front finalement contre le même adversaire! Quelle logique!
Alors? Constat se terminant par la boutade accordée à Wilhelm Busch: „Ist der Ruf erst ruiniert, lebt es sich ganz ungeniert.“
Il fallait que je le dise …