Interview sur „Coward“
Valentin Campagne et Emmanuel Macchia parlent du défi de porter la guerre et l’amour à l’écran
Dans „Coward“, ils incarnent deux soldats qui tombent amoureux en pleine guerre – une performance qui a valu à Valentin Campagne et Emmanuel Macchia d’être récompensés à Cannes. Lors d’une interview, ils racontent comment ils ont vécu le tournage et leur réflexion sur la guerre.
Emmanuel Macchia (g.) dans „Coward“ Copyright: Kris Dewitte
Tageblatt: Comment Lukas Dhont vous a-t-il choisis?
Emmanuel Macchia: Lucas m’a repéré alors que je faisais mes études d’architecture du paysage, à Gembloux, une petite ville près de Namur en Belgique. Que Lukas (Dhont) aille faire un casting sauvage là-bas, c’était complètement fou. Comme Pierre est fermier, Lukas voulait quelqu’un qui soit proche de la nature. Pierre est un personnage fermé, taciturne. Après, Lukas m’a proposé de passer un casting. J’ai accepté, mais juste pour dire d’essayer. Je n’avais jamais fait de cinéma. Il m’a demandé de jouer une scène où je vois mon frère mourir devant mes yeux. C’était très spécial de jouer avec quelqu’un que je ne connaissais pas pour la première fois devant une trentaine de personnes. Un de mes amis était présent. Du coup, j’étais un peu gêné de jouer devant lui. Il se moquait de moi, je jouais très mal. Plusieurs castings se sont succédé dans des ambiances de groupes. On devait improviser là-dessus avec les autres acteurs pour trouver une alchimie. Et après, cela s’est enchaîné jusqu’à ce que j’aie le rôle de Pierre. Et puis il fallait trouver Francis.