Classement de la chapelle d’Oberschlinder
Un symbole fort de l’émigration
Deux jeunes hommes se cachent derrière le classement de la chapelle d’Oberschlinder. Ils y voient une première et nécessaire étape afin de pouvoir faire du village abandonné un lieu de mémoire de l’émigration.
Charly Muller devant la chapelle Photo: Jérôme Quiqueret
En ce matin d’un mois de février pluvieux, l’on comprend aisément l’intérêt qu’ont pu avoir ses premiers habitants à s’installer dans cet endroit encaissé de la vallée de la Schlinder pour les populations. L’eau ruisselle par toutes les pentes, les torrents galopent et couvrent les chants des oiseaux. Toute cette force hydraulique ne pouvait que rendre évidente l’idée d’y faire tourner des moulins. Aujourd’hui, elle renforce le caractère sauvage de la contrée qu’apprécient tant les marcheurs. Mais elle n’aide pas à comprendre quelle fut la vie de la communauté qui, jusqu’au début du XXe siècle, a vécu blottie contre ces moulins dont on aperçoit encore des vestiges sous l’humus.