L’histoire du temps présent
Une juste présence du passé?
Ces questions sont au centre de beaucoup de nos chroniques d’histoire du temps présent. Encore et encore, mes collègues chroniqueurs Vincent Artuso, Georges Büchler, Jacques Maas et moi-même nous élevons contre l’instrumentalisation de l’histoire pour des raisons politiques ou idéologiques, contre les détournements de l’histoire. Les récits autour de la Seconde Guerre mondiale en livrent un parfait exemple et les derniers mois l’ont confirmé.
4 juillet 1941: Réception à l’hôtel de ville de Luxembourg pour la nomination des „Ratsherren der Stadt Luxemburg“, titre accordé aux „Ortsgruppenleiter“ et autres fonctionnaires nazis luxembourgeois et allemands Copyright Photothèque de la Ville de Luxembourg
Dans les communiqués du gouvernement pour la Journée de la commémoration nationale, dans les expositions et commémorations pour le 75e anniversaire de tel ou tel événement de la guerre, comme récemment l’anniversaire de la Libération, les Luxembourgeois apparaissent comme victimes de la tyrannie nazie et les nazis (allemands) comme les seuls bourreaux que l’on montre ou dont on parle.