LuxFilmFest

Trying to keep their head above water

Alors qu’on sait depuis Jean Giraudoux que la guerre de Troie n’aura pas lieu, la conférence de presse d’hier ne cessait de scander le contraire pour cette onzième édition du LuxFilmFest: quoiqu’il arrive, ce festival, préparé avec méticulosité et en réaction incessante aux nouvelles annonces gouvernementales hebdomadaires, se fera. C’est donc avec une certaine précipitation qu’on a pu découvrir une programmation (presque) aussi foisonnante que d’habitude, pour une édition hybride, entre digital et présentiel.

Alexis Juncosa, Directeur Artistique Luxembourg City Film Festival

Alexis Juncosa, Directeur Artistique Luxembourg City Film Festival Foto : Editpress/Julien Garroy

Qu’on se souvienne: l’année dernière, le LuxFilmFest signait le début de la fin de nos vies telles qu’on les connaissait. Lors du festival, qui se déroulait encore en présentiel – terme à la mode et éminemment horrible, qui préconise que la présence physique est devenue une sorte d’état exceptionnel –, l’on se réjouissait de baigner dans une ambiance festivalière alors même qu’on savait que le virus planait, et qu’il contaminerait – et il en a contaminé plus d’un lors du festival. Du coup, l’on se sentait un peu mal à l’aise quand on voyait le foyer d’accueil blindé, en forme d’entonnoir de surcroît, d’un Utopia où les gens s’attroupaient par grappes. Le festival fut aussi la toute première victime culturelle du virus puisqu’un beau soir, à quelques jours de sa fin, ses organisateurs furent obligés d’annuler les projections pour se replier sur le digital.

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