Théâtre

Pouvoir et limites du théâtre: le Luxembourg à Avignon

En une journée-marathon, on aura eu l’occasion de voir, à Avignon, deux des productions luxembourgeoises („Les misérables“ d’Isabelle Bonillo et „Petit frère“ de Gaëtan Vassart en collaboration avec Laure Roldàn) avant de finir avec „Extinction“, nouvelle mise en scène éblouissante d’un Julien Gosselin qui, sur les traces de Thomas Bernhard et Arthur Schnitzler, mettra à sac l’espèce humaine en six heures de théâtre magistrales.

Magistral, dérangeant et éblouissant (et de passage à Luxembourg fin mars 2024): „Extinction“ de Julien Gosselin et de sa comagnie Et si vous pouviez lécher mon coeur

Magistral, dérangeant et éblouissant (et de passage à Luxembourg fin mars 2024): „Extinction“ de Julien Gosselin et de sa comagnie Et si vous pouviez lécher mon coeur (C) Simon Gosselin

Porter tout seul cette épopée hugolienne que sont „Les misérables“, la transformer en one-woman-show, il fallait l’oser – et Isabelle Bonillo l’a fait, pour sa production éponyme au TNL, qui est donc, après „Frontalier“ au Théâtre du Balcon l’année dernière, la production du Théâtre national du Luxembourg à être exportée à Avignon, à l’Espace Saint-Martial cette année-ci, où elle déambule, seule avec son accordéon, sur scène pour affronter le défi de redonner vie à tout ce panorama de l’injustice sociale et de la bonté humaine en l’espace d’une heure.

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