Flashback
Pourquoi le film „La Traversée de Paris“ reste d’actualité sur le plan social
Dans notre série consacrée à l‘histoire du cinéma, „Flashback“, nous vous présentons des films cultes qui fêtent un anniversaire rond. Aujourd‘hui: „La Traversée de Paris“ de Claude Autant-Lara avec Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès. Sortie le 26 octobre 1956, la comédie noire est adaptée d‘une nouvelle de Marcel Aymé et joue dans le Paris occupé de 1943.
Louis de Funès (g.) et Jean Gabin (d.) dans „La Traversée de Paris“ (1956) Source: imdb.com/Copyright: Rialto Pictures
Paris, 1943. Marcel Martin, chauffeur de taxi sans travail, gagne sa vie en transportant clandestinement de la viande. Pour remplacer son complice arrêté, il recrute Grandgil, un inconnu qui accepte de l’accompagner. Quatre valises contenant un cochon découpé, des rues sombres et des rencontres imprévues permettent à Claude Autant-Lara de dresser un portrait sans complaisance de la société occupée. Le film refuse de réduire cette période à l’affrontement entre résistants et collaborateurs.
En 1956, onze ans après la Libération, la mémoire collective reste structurée par le récit d’une France résistante et unie. Autant-Lara s’intéresse plutôt aux comportements ordinaires: trafics, arrangements, peur et intérêt personnel. Sans nier la Résistance, il montre une réalité moins héroïque, celle d’individus qui cherchent à préserver leurs intérêts.