Jazz Fusion
„Les musiciens me font voyager – aussi par la manière d’être“: Maya Likembe donne une place centrale à l’interaction
Maya Likembe, c’est un projet hybride dès l’ADN, à travers un groupe façonné par les rencontres au Luxembourg. Mary-Ann Meiers parle d’un „hybrid child“: une musique qui se construit en collectif, autant sociale qu’esthétique. Enracinée dans le jazz, elle déploie un langage harmonique mobile, une rythmique élastique et surtout une place centrale à l’écoute, à l’interaction, parfois à l’improvisation. Le moteur, c’est le groove: ostinatos qui posent la terre et pulsations en cycles afro/latins. Avec voix, piano, guitare, basse/contrebasse, batterie et percussions, plusieurs manières d’organiser le temps cohabitent. La voix, teintée de soul, ajoute le grain et la chaleur. En attendant le concert de ce soir au Liquid Bar, rencontre avec Mary-Ann Meiers, la frontwoman de Maya Likembe.
Désir de liberté, métissage, amour pour l‘humain et la nature: chez Mary-Ann Meiers, les thèmes sont variés Photo: Marc Lepine
Tageblatt: Pourquoi ce nom de scène, Maya Likembe?
Mary-Ann Meiers: J’ai commencé en collaborant avec une association de femmes africaines, Africa Women Movement, qui organisait des dîners-spectacles. Ils m’ont programmée comme chanteuse; j’étais soliste. Mais le public africain avait du mal à retenir mon nom, Mary-Ann Meyers, alors il l’a naturellement raccourci en Maya, une forme de Mary-Ann. J’ai ajouté Likembe, parce que c’est le nom congolais du kalimba, cet instrument à lamelles.