Expo à Paris
Le monde et la création selon l’IA au Jeu de Paume
L’exposition „Le monde selon l’IA“ du Jeu de Paume convoque l’intelligence artificielle et nous propose une série d’œuvres et de disciplines traversées par celle-ci. Elle pose également quelques enjeux sociétaux. Une manière immersive de comprendre de quels jours nous sommes désormais faits.
Une des œuvres exposées: „The Oasis I Deserve“ par Inès Sieulle (2024) Coypright: Inès Sieulle
Nous sommes tous, à plus ou moins grande mesure, confrontés à l’IA. Nous en jouons comme d’un secrétaire, certains médecins y cherchent des réponses à des maladies énigmatiques, des créateurs s’en inspirent. L’ampleur des informations recueillies, redonnées à une rapidité sidérante, nous amuse, à défaut de voir la bascule d’une société et d’en mesurer les conséquences, quelles qu’elles soient. Ces enjeux sont abordés lors de cette exposition, qui se décline selon les grands axes suivants: l’IA analytique et la reconnaissance faciale, l’exploration des „espaces latents“ – ces réseaux de neurones artificiels qui proposent du monde, un code, et produisent par eux-mêmes des images, des sons, de l’écriture, des traductions – l’exploitation humaine derrière cette automatisation, et enfin les problèmes écologiques et matériels liés à cette exploitation. La visite se voulant immersive, une sorte de vertige saisit le spectateur, devant cet infini technologique qui se profile. Il s’agirait presque, au travers de certaines œuvres, de se souvenir du monde d’avant.