Salsa

„La musique est un voyage intime“ – Alberto Caicedo en concert jeudi soir au Trifolion

Alberto Caicedo traverse la salsa comme on traverse une forêt de tambours ou une mer d’exils et de retrouvailles. Né sur la côte pacifique colombienne, élevé au feu des percussions et à l’école buissonnière des harmonies, il compose une musique qui refuse les cloisons, entre les continents et les époques, entre les peines et les célébrations. Chaque chanson est un rivage. Ce soir, il fait escale au Trifolion. Rencontre.

Albert Caicedo: chaque chanson est un rivage

Albert Caicedo: chaque chanson est un rivage Copyright: Claudia Hansen

Il y a des voix qui résonnent comme un tambour qui bat le cœur du monde. Celle d’Alberto Caicedo vient de loin, de Guapi en Colombie, où les vagues frappent les rives avec la même cadence que les percussions de son enfance: „Quand j’avais neuf ans, on jouait comme ça, avec des potes de quartier.“ Mais pour Alberto, la simplicité fait office de matière première. À l’adolescence, il s’entoure de jeunes musiciens, il joue et chante. Rien n’est écrit, tout est tracé. Il s’essaie à la guitare, puis migre vers Buenaventura. Le nom est déjà une promesse, c’est celui de son idole Yuri Buenaventura. Là, tout change: „J’ai commencé à bosser avec des musiciens plus professionnels. Mais toujours en autodidacte.“ Guitare, piano, percussions, chant… Il apprend tout, seul. Sans école, mais avec une rigueur qui n’appartient qu’à ceux que la musique appelle comme un besoin vital. Ce n’est que plus tard, à Rotterdam, qu’il obtient un diplôme en chant à la Codarts University. Le voilà, plus tard, professeur, lui, l’autodidacte.

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