Théâtre

La mécanique de l’exclusion: „Royan“ de Marie NDiaye

A défaut du Festival d’Avignon, Marie NDiaye nous fait lire son dernier monologue.

„Délivrance“ de Marie NDiaye à Luxembourg, en 2019, à une époque où le théâtre existait encore

„Délivrance“ de Marie NDiaye à Luxembourg, en 2019, à une époque où le théâtre existait encore Photo: Editpress/Isabella Finzi

Marie NDiaye, l’auteure de „Trois femmes puissantes“ (Goncourt de 2009), mais aussi de romans comme „La femme changée en bûche“ (1989) et „Sorcière“ (1996), publiés aux Editions de Minuit, auxquelles elle a claqué la porte après un différend avec leur directeur intransigeant Jérôme Lindon, est aussi une des plus prolifiques et inclassables dramaturges françaises. Ses œuvres dramatiques, comme „Hilda“ (1999), „Papa doit manger“ (2003) et „Les serpents“ (2004) publiées toutes chez Minuit, à une époque où cette maison d’édition était encore toute auréolée de la gloire théâtrale d’un certain Bernard Marie Koltès, sont des pièces nerveuses, brillantes dans l’économie des moyens et la force éclatante de leurs mots, de leurs répliques qui fusent.

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