Musique en direct

Habiter l’incertitude: Diles que no me maten en concert aux Rotondes

Le quintette mexicain Diles que no me maten fait fusionner les répétitions motorik, les guitares dissonantes, les vents et les improvisations dans des chansons en perpétuelle transformation. Ce mardi aux Rotondes, cette musique tendue et organique se déploie, imprégnée par la poésie, la mémoire et les secousses du présent.

Diles que no me maten: le nom vient d’une nouvelle de Juan Rulfo, „Dis-leur de ne pas me tuer“ en traduction française

Diles que no me maten: le nom vient d’une nouvelle de Juan Rulfo, „Dis-leur de ne pas me tuer“ en traduction française Photo: Melisa Lunar

Il y a quelque chose de trompeur dans la musique de Diles que no me maten. Au premier contact, on entend une basse obstinée ainsi que des guitares qui répètent quelques notes jusqu’à l’hypnose. Tout paraît décidé, sauf que, sous cette stabilité, rien n’est fixé. Les morceaux s’élaborent comme si cinq personnes étaient la même pièce dans l’obscurité, guidées par l’attention portée aux gestes des autres.

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