Théâtre
Derrière les coulisses: „Midsummer“ par David Greig dans une mise en scène d’Anne Simon au TNL
Pour clôturer la saison théâtrale, la loufoquerie est au rendez-vous. Après un „Wusical“ aussi remarqué que remarquable au Grand Théâtre, voici venir „Midsummer“, un pastiche de comédie romantique au métatexte shakespearien évident. Si la déconstruction scénique et l’expérimentation formelle sont souvent jouissives, Midsummer est aussi et en même temps un tantinet longuet et „over the top“.
Le cadre en dit plus que le décor – „Midsummer“ est une loufoquerie métatextuelle jouissive © Boshua
C’est l’histoire d’une jeune avocate qui picole dans un bar huppé et qui, parce que son amie vient d’annuler leur soirée et qu’elle en a marre de siffler des bouteilles de vin surtaxées, mais aussi par ennui, pour éviter de devoir se confronter à quelque chose d’indicible au fond d’elle, se met à draguer un type qui n’est pas du tout son type et qu’elle invite à s’enivrer avec elle. Bien sûr, ça se termine au pieu, et au bout d’un coup d’un soir dont la teneur érotique est quelque peu gâchée par la présence d’une figurine parlante de Buzz Lightyear – si, si, ce jouet un peu ringard dans „Toy Story“ –, les deux se quittent en se promettant de ne jamais se revoir.