This Hard Minett Land
Death To My Hometown
No cannon ball did fly No rifles cut us down No bombs fell from the sky No blood soaked the ground No powder flash blinded the eye No deathly thunder sounded But just as sure as the hand of god They brought death to my hometown They brought death to my hometown. (Bruce Springsteen, „Death To My Hometown“, 2012)
No cannon ball did fly No rifles cut us down No bombs fell from the sky No blood soaked the ground No powder flash blinded the eye No deathly thunder sounded But just as sure as the hand of god They brought death to my hometown They brought death to my hometown. (Bruce Springsteen, „Death To My Hometown“, 2012)
L’adieu de la classe ouvrière. Photo prise par Sylvain Dessi à La Providence de Réhon en avril 1988. Retouchée par Dan Altmann.
Originaire des Vosges, j’ai grandi dans un milieu populaire fort éloigné du prolétariat de la grande industrie. En 1977, quand je suis arrivé à Longwy pour occuper mon premier poste de professeur dans un collège du bassin, j’ai été littéralement fasciné par l’univers qui m’accueillait. C’était comme si les images idéalisées de la classe ouvrière que j’avais intériorisées quand je m’étais plongé dans les écrits de Karl Marx, à l’université de Nancy II, s’étaient transformées en réalité. Le soir, je grimpais souvent la côte qui mène aux fortifications de Vauban à Longwy-Haut, pour admirer le spectacle incroyable des lueurs étincelantes et des éclats de feu qui illuminaient la vallée de la Chiers. En tant que militant communiste, je fus très vite intégré au sein de la sociabilité locale, découvrant alors l’intensité et la richesse d’une culture forgée au cours du temps et des luttes collectives.