„Kika“ en salles 

Alexe Poukine suit une assistante sociale battante devenue travailleuse du sexe

„Kika“ décrit la précarité d’une mère célibataire qui se donne au travail du sexe. Le Tageblatt revient sur le film dans un entretien avec la réalisatrice Alexe Poukine.

Scène de „Kika“

Scène de „Kika“ Photo: Imagine film Distribution

Avec un prénom comme celui-là, on ne peut l’oublier. Un prénom qui claque. Et qui lui va particulièrement bien. Kika, la trentaine, mère d’une fillette, n’arrête pas de courir. Travailleuse sociale, elle vient en aide aux précarisés. Ils sont nombreux. Ils n’en peuvent plus. Son bureau surchargé de dossiers, Kika vit en surrégime. Tout juste peut-elle se consacrer à sa famille. Le temps s’arrête. Contre toute attente, sur un simple „accident“ de serrure, Kika rencontre l’amour fou. Puis tout bascule: David décède. Kika est enceinte. Va-t-elle garder l’enfant? Son compagnon la quitte. Kika loge provisoirement chez son beau-père et sa mère. Les tensions sont grandes. Comment survivre? Dans la dèche, Kika se lance dans le travail du sexe, s’initiant plus particulièrement aux pratiques BDSM, ce quotidien effacé derrière le néon. Elle vendra des services sexuels. Elle deviendra dominatrice. Avec „Kika“, la réalisatrice Alexe Poukine signe son premier long de fiction, présenté à La Semaine de la critique au dernier Festival de Cannes.

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