France
Quand les affrontements entre jeunes tournent à la confrontation meurtrière
Depuis environ deux semaines, il ne se passe guère de jour en France sans que l’actualité soit, concurremment à la situation sanitaire et aux controverses sur l’islamisme, dominée par le récit de violences, assez souvent mortelles, dont tant les acteurs que les victimes sont des adolescents, parfois à peine sortis de l’enfance.
Des jeunes en deuil se rassemblent après la mort par balles de Aymane, un garçon de 15 ans Photo: AFP/Alain Jocard
Ce ne sont pas les bagarres, individuelles ou entre bandes de jeunes, qui constituent en soi la nouveauté du phénomène. Même si, assurent les psychologues, les effets du couvre-feu et du confinement (local et partiel) peuvent contribuer à exacerber les passions. Si l’on ose appliquer un tel mot aux motifs souvent dérisoires de tels affrontements: un regard de travers, un microscopique empiétement de territoire du „mauvais“ côté de la rue, un match sportif perdu ... Ou, de manière plus romanesque, une amourette entre adolescents de camps opposés, qui tourne au drame de Roméo et Juliette.