France
Mélenchon lance sa campagne présidentielle sur un ton offensif
Le fondateur et leader de La France Insoumise (LFI) a lancé sa campagne pour l’élection présidentielle 2027 à Saint-Denis. La banlieue parisienne est devenue la vitrine politique de LFI, depuis la victoire de son candidat Bally Bagayoko aux élections municipales.
Le choix de Saint-Denis, une grande ville toute proche de la capitale, était symbolique pour le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon Foto: AFP
Pour parfaire le tableau, le chef des Insoumis avait dédié cette grande réunion publique, qui rassemblait plusieurs milliers de personnes, „au peuple palestinien, martyre d’un génocide“. Mais pour bien marquer aussi qu’il voulait inscrire son action dans la continuité de l’Histoire, de France, il avait demandé qu'elle soit organisée à mi-chemin de la mairie et de la basilique Saint-Denis où sont enterrés nombre de rois. Et M. Mélenchon, dans une de ces envolées lyriques qu’il affectionne, de s’exclamer: „La couronne n'appartient pas à ceux qui la portent, comme nous disons aussi que la République n’appartient pas à ceux qui la dirigent. Le peuple, celui des jacqueries et des Lumières, est seul souverain.“
Au-delà de cette démonstration de la traditionnelle grandiloquence mélenchonienne, il fallait bien pourtant, aussi, égrener quelques éléments du programme qu’il compte défendre et illustrer lors de la course à l’Elysée, la quatrième à laquelle il va prendre part. Au chapitre économique et social, le chef de file de LFI a réaffirmé plusieurs de ses orientations déjà connues, notamment rétablir la retraite à soixante ans et porter le salaire minimum à 1.700 euros nets.