14 juillet
Macron annonce 100 milliards d’euros supplémentaires pour la relance
Renouant avec un exercice présidentiel qui avait été inauguré par Valéry Giscard d’Estaing, et abandonné par Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron s’est prêté hier, à l’occasion de la fête nationale française, à un long entretien télévisé au cours duquel il a à la fois tiré les leçons de ses trois premières années à l’Elysée, et esquissé les perspectives des deux autres qui lui restent à y passer avant la prochaine élection.
Après un défilé du 14 juillet sous le signe du Covid, Macron a annoncé le masque obligatoire et un plan de relance Foto: AFP/Ludovic Marin
Il s’agissait donc à la fois, pour le chef de l’Etat, de se justifier et de se relancer. Ni l’une ni l’autre de ces deux ambitions n’étaient superflues. Se justifier: trois ans après une élection assez triomphale, qui avait suscité de grandes espérances dans diverses catégories de la population, la popularité du président est d’autant plus basse que le changement de premier ministre qu’il vient d’opérer ne semble pas du tout, pour l’instant, l’avoir remis en selle. La cote de confiance du nouveau locataire de Matignon, Jean Castex, reste largement inférieure à celle de son prédécesseur, Edouard Philippe, dont l’éviction a été largement regrettée.