France
L’insistance de Mélenchon empoisonne la gauche: Au terme d’une semaine à la fois folle et immobile, rien n’a vraiment avancé
Cette première semaine après le second tour des législatives restera dans les annales de la Ve République comme celle d’un retour – encore très provisoire, sans doute, mais déjà fort déroutant – aux mœurs politiques de la IVe, et même de la IIIe. Lesquelles n’avaient certes pas que des défauts, mais étaient marquées par la constitution parfois très laborieuse des gouvernements issus des élections.
Le fondateur du parti LFI, Jean-Luc Mélenchon Photo: AFP/François Walschaerts
La situation est pourtant fort banale en Europe, mais les institutions et la pratique du régime créé en 1958 avec le retour au pouvoir du général de Gaulle en avaient complètement déshabitué les Français. C’est en effet la première fois qu’aucune majorité, fût-elle bancale et limitée, ne parvient à s’imposer, tant au Palais-Bourbon que dans les esprits.