Européennes en France
L’extrême droite et l’abstention en pleine forme
La campagne officielle pour les élections européennes du 9 juin a été ouverte au début de cette semaine en France, dans un contexte politique qui reste difficile, c’est même un euphémisme, pour la majorité macroniste, et sur fond, au contraire, de forte poussée du populisme d’extrême droite. Mais tel n’est pas le seul regret de l’exécutif.
Les têtes de liste (d.g.) du Rassemblement National, Jordan Bardella, de Renaissance, Modem et Horizon, Valérie Hayer, et des Verts, Marie Toussaint, lundi sur le plateau de BFM-TV Photo: Julien de Rosa/AFP
Pour un pouvoir qui se veut profondément pro-européen, et l’est d’ailleurs clairement pour l’essentiel, le bas niveau du nombre des électeurs ayant l’intention de se rendre aux urnes pour le prochain scrutin est en effet passablement démoralisant. Certes, les européennes précédentes ont été marquées par une abstention largement supérieure à celle que l’on relève dans les consultations nationales. Mais cette fois-ci, à en croire les sondages, le chiffre de participation pourrait ne pas dépasser 55%, voire 50, même s’il tend à augmenter un petit peu ces tout derniers jours.