France

Le retrait franco-européen du Mali est désormais officiel, mais Barkhane continue

La France et ses partenaires européens, outre le Canada, ont confirmé hier leur retrait militaire du Mali au terme de neuf ans de lutte contre le terrorisme jihadiste, tout en affirmant vouloir rester engagés auprès des Etats du Sahel et du golfe de Guinée. Et cela parce que „les conditions ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel“, explique leur déclaration conjointe. Mais l’opération Barkhane va se poursuivre.

Le président français Emmanuel Macron a fait sa déclaration sur le retrait des troupes françaises en présence du président du Conseil européen, Charles Michel (g.), Macky Sall (2e d.g.), président du Sénégal et président de l’Union africaine, ainsi que du président du Ghana, Nana Akufo-Addo (d.)

Le président français Emmanuel Macron a fait sa déclaration sur le retrait des troupes françaises en présence du président du Conseil européen, Charles Michel (g.), Macky Sall (2e d.g.), président du Sénégal et président de l’Union africaine, ainsi que du président du Ghana, Nana Akufo-Addo (d.) Photo: Ian Langsdon/EPA POOL/AP/dpa

Ce retrait était dans l’air depuis le dernier coup d’État à Bamako, et était devenu une quasi-certitude depuis un mois (voir Tageblatt du 17 janvier), les relations entre Paris et la junte malienne, qui avait notamment décidé d’expulser l’ambassadeur de France, passant de mauvaises à exécrables. Et M. Macron était notoirement exaspéré par le climat d’hostilité entretenu pas les militaires putschistes de Bamako, lesquels s’étaient empressés d’oublier que c’étaient leurs prédécesseurs maliens qui avaient appelé la France au secours en 2013.

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