France
Le mouvement étudiant peut-il reprendre?
Au retour des vacances de la Toussaint, le gouvernement redoutait une reprise des blocages. Une journée „noire“ des lycées et des facs avait été prévue par les syndicats étudiants et lycéens avec, en ligne de mire, la mobilisation générale de jeudi.
Des élèves bloquent le Lycée Voltaire à Paris Photo: AFP/Kenzo Tribouillard
Sous la pluie et le froid, une trentaine d’élèves bloquent le lycée Paul Bert du 14ᵉ arrondissement de Paris ce mardi matin. „La plupart sont rentrés chez eux à cause de la pluie“, explique un lycéen de 15 ans au Tageblatt. Pourtant, les élèves s’étaient rassemblés dès 8 heures pour placer les barricades devant les portes de leur établissement. Comme à Paul Bert, plus de 40 lycées ont choisi de répondre à l’appel des syndicats, selon le ministère de l’Education nationale, et „plus de 500 lycées sont mobilisés“, indique l’Union syndicale lycéenne. Une petite partie des établissements s’est donc mobilisée ce mardi matin, mais une nouvelle manifestation est prévue dans l’après-midi.
„Comme les réponses politiques ne nous ont pas suffi, on continue à se mobiliser“, explique le lycéen au Tageblatt. Pour lui, ces mouvements représentent „une démonstration de force“ face à l’Etat avant d’ajouter que „la jeunesse n’a pas de voie politique importante et veut défendre ses droits“. Les élèves craignent qu’un arrêt des blocages signifie également la victoire du gouvernement. Intéressé par la discussion, un camarade de classe s’immisce dans la discussion et espère une continuation des blocages: „L’intérêt de continuer à faire les blocages maintenant, c’est qu’à l’approche des présidentielles, il y a pas mal de partis qui vont changer leur programme pour inclure nos revendications.“