France
Le chef d’état-major soulève un vif émoi
Le général Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées, ce qui en fait l’officier le plus haut gradé, a appelé cette semaine les maires de France réunis pour le 107e congrès de leur association à „préparer leurs populations“ à la possibilité d’une guerre „d’ici trois ou quatre ans“. Ajoutant: „Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à perdre ses enfants, alors nous sommes en risque“, ce qui a suscité de vives réactions chez les oppositions, et des inquiétudes plus largement répandues.
Le président français Emmanuel Macron (g.) et le chef d’état-major des Armées Fabien Mandon lors de la cérémonie de l’Armistice le 11 novembre dernier. Le général Mandon a depuis fait parler de lui après un discours évoquant une réalité militaire. Photo: AFP
Cette formulation ne faisait pourtant que reprendre celle qui est de mise dans les discours militaires pour désigner, tout simplement, les soldats, considérés comme les fils (et désormais les filles) de la nation; jusque dans l’hymne national: „Allons enfants de la patrie…“. Et devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, quelques jours plus tôt, le général Mandon n'avait guère dit autre chose, y compris sur la possibilité d’une guerre dans ce genre de délai, sans susciter autant d’émotion.