France
Le PS à Blois: l’unité affichée, la bataille présidentielle en tête
A Blois, le PS affiche son unité avant une primaire décisive. Mais entre ambitions personnelles et rivalités internes, la route vers l’Elysée reste semée d’incertitudes.
Ségolène Royal, ancienne candidate à l’Elysée, compte parmi les prétendants à la primaire de la gauche Photo: AFP
Le Parti socialiste a tenu, ce week-end à Blois, élégante cité des bords de la Loire, ses traditionnelles „universités d’été“, conjointement avec deux petites formations qui lui sont proches: Place publique, que préside Raphaël Glucksmann, et la Gauche républicaine et socialiste, petit parti du député Emmanuel Maurel. Avec l’ambition de présenter un visage plus uni que les querelles internes de ces dernières semaines pouvaient le laisser supposer.
Comme pour toutes les autres formations politiques, c’était évidemment la perspective de l’élection présidentielle du printemps prochain qui était dans toutes les têtes. Mais avec, pour le PS, une ambition plus immédiate et plus particulière: celle de mener à bien l’élection primaire qui, en deux temps, les 9 et 10 puis 16 et 17 octobre prochains, doit aboutir à la désignation du candidat de la gauche modérée dans la course à l’Elysée. Sans que l’on puisse être sûr que de cette primaire jaillira la lumière, en tout cas un vrai rassemblement de la famille social-démocrate autour d’une seule personnalité, il est clair qu’elle s’impose si l’on veut trancher entre les différents candidats socialistes.