France
La législature s’ouvre dans un climat tendu qui augure mal de la suite
Sans surprise, le gouvernement de Mme Borne a échappé à la motion de censure qu’avaient lancé contre lui les députés de la Nupes, pilotée, de l’extérieur du Parlement dont il n’est plus membre, par Jean-Luc Mélenchon. Mais l’atmosphère générale des débuts de cette législature laisse mal augurer de sa durée, même si une dissolution n’est guère évoquée pour l’instant, et de sa fécondité législative.
Elisabeth Borne a échappé à la motion de censure lancée contre elle et son gouvernement dans l’Assemblée nationale Photo: AFP/Bertrand Guay
Certes, cette motion de censure, qui avait été déposée avant même que la première ministre expose son programme, aura paradoxalement servi les macronistes. En ne recueillant que 146 voix sur les 289 qui auraient été nécessaires pour renverser le gouvernement, chiffre qui était notoirement hors de portée des mélenchonistes, elle est en effet venue souligner, assez cruellement pour ces derniers, que les gesticulations du président de La France Insoumise étaient appelées à se briser sur l’implacable arithmétique parlementaire.