Présidentielle
La course à la … 2e place au premier tour
Dans la pré-campagne qui a déjà commencé en France en vue de l’élection présidentielle du printemps 2027, et à laquelle les différentes formations de la gauche ont d’ailleurs largement consacré leur week-end, une tendance se distingue: c’est, pour le premier tour du scrutin, la course à la … deuxième place. Même si aucun parti ni aucun candidat proclamé ou pressenti n’imagine évidemment de dire qu’il renonce d’avance à la première.
Edouard Philippe, samedi à Mayotte, où ses déclarations sur l’immigration ont déclenché une polémique avec Jean-Luc Mélenchon Photo: AFP
Cette ambition paradoxale d’arriver second le soir du premier dimanche de vote doit sans doute plus, il est vrai, au réalisme qu’à la modestie. Car pour l’instant au moins, la première place, à en croire les sondages, reviendrait dans tous les cas de figure au Rassemblement national, autrement dit, si tout se passe comme prévu, à Marine Le Pen. Et que le vrai départage entre tous les autres consiste en fait à déterminer qui l’affrontera alors pour accéder à l’Elysée.
Or si la prééminence de la candidate du RN semble probable à ce jour, ce qui ne veut pas dire certaine à des mois encore de l’élection, les choses sont moins claires quant à son possible rival de la „finale“. Même si, toujours selon les sondages, deux noms se distinguent d’un paysage électoral où les candidatures auto-proclamées, les suppositions et les rumeurs abondent plus que les certitudes: ceux de Jean-Luc Mélenchon pour l’extrême gauche, et de l’ancien premier ministre Edouard Philippe pour un centre qui tend à se droitiser. Chacun comptant d’ailleurs, plus que sur sa propre popularité, sur une sorte d’effet-repoussoir de l’autre pour l’emporter …