France
La contestation lycéenne gagne en ampleur et en violence
En France, la contestation contre les établissements scolaires délabrés, les classes surchargées et la pénurie d’enseignants prend de l’ampleur. A la suite de violentes émeutes, le gouvernement convoque une réunion d’urgence.
Les lycéens, comme ici à Toulouse, manifestent pour une meilleure éducation scolaire Photo: Ed Jones/AFP
Tandis que le gouvernement affronte, face au Parlement et à l’opinion, la présentation de son projet de budget pour 2027, une autre rude épreuve, d’un genre différent quoiqu’elle puisse avoir un rapport avec les questions budgétaires: la colère, qui va crescendo, des collégiens et lycéens contre l’état des locaux des établissements d’enseignement, mais aussi la gestion des horaires de cours, et à l’occasion, le manque de professeurs.
Les manifestations ont en effet pris, hier, une tournure qui va désormais bien au-delà de la norme habituelle du mécontentement social, en particulier des jeunes, et reçu des renforts sans grand rapport avec l’univers lycéen. On ne peut d’ailleurs pas tout à fait parler de „manifestations“, au sens où l’on entend ce mot de la part des partis politiques ou des syndicats. Il s’agit en fait, dans la plupart des cas, d’actes qui rappellent davantage la violence de ceux des „Gilets jaunes“ lorsque, délaissant les blocages de ronds-points ou de rues, ils entreprirent de saccager certaines préfectures importantes et de grandes artères de la capitale, à commencer par les Champs-Elysées, avec le renfort non souhaité mais dévastateur des „black blocks“.