Présidentielle 2027 en France
Glucksmann contre Mélenchon, ou la „guerre des gauche“
Les différents discours et débats qui ont eu lieu le week-end dernier au sein des formations de la gauche française ont été, bien entendu, essentiellement consacrés à la préparation de l’élection présidentielle du printemps prochain. Avec une question centrale: celle de l’unité de ce grand ensemble certes traditionnellement composite, mais qui aborde pour l’instant la course à l’Elysée dans un climat de forte division.
Le culte du chef dont bénéficie Jean-Luc Mélenchon fait que La France insoumise n’a qu’une parole, qu’une analyse, qu’une stratégie: les siennes Photo: AFP
Au point que nombre de commentateurs évoquent depuis le weekend dernier „la guerre des gauches“, celle qui oppose La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et la mouvance socialiste et sociale-démocrate modérée, qui en refuse par principe l’outrance et l’antisémitisme, mais sans être elle-même pour autant à l’abri de certaines tentations de rapprochement électoral. Si ce n’est pour la présidentielle, du moins dans la perspective des élections législatives qui ne manqueront pas de suivre immédiatement.
Dans cette concurrence sans merci, en tout cas pour l’instant, entre ce qu’il est désormais convenu d’appeler „les deux gauches“, Jean-Luc Mélenchon aura affiché en cette fin de semaine si politique un indéniable avantage: celui d’être délivré de tout débat interne. Le culte du chef dont il bénéficie, et la façon radicale dont il s’est débarrassé chemin faisant des rares cadres du parti qui tentaient de lui tenir tête, font que LFI n’a qu’une parole, qu’une analyse, qu’une stratégie: les siennes.