France
Confronté à la crise de Mayotte, le gouvernement peine à trouver une issue
Les autorités françaises se trouvent confrontées, depuis de longs mois déjà de manière récurrente, mais surtout depuis ces derniers jours de façon éclatante, à un problème géographiquement lointain: celui de Mayotte. L’affaire risque de prendre, pour l’ensemble de la France, valeur de test; et constituer, pour le gouvernement Borne, qui s’en serait sûrement bien passé, une épreuve supplémentaire.
Le préfet de Mayotte, Thierry Suquet, devant la presse dans le village de Tsoundzou: le tribunal judiciaire de Mamoudzou a suspendu l’opération „Wuambushu“ visant à expulser les immigrants en situation irrégulière Photo: AFP/Morgan Fache
Le pire, dit-on, n’est pas toujours sûr – ni éternel. Il n’empêche: l’évolution de la situation à Mayotte pourrait bien marquer le terme d’une politique jusqu’à présent plutôt généreuse à l’égard de ce petit archipel de l’océan Indien qui avait tenu, au moment de l’indépendance, à rester partie intégrante de la France. Contrairement au reste des Comores, et avant d’en devenir le 101e département, au terme d’un processus complexe et parfois tumultueux, mais finalisé par référendum en 2009, et entré en vigueur deux ans plus tard.