Canicule en France

Comment mieux faire face au réchauffement climatique?

La baisse tant attendue de la température le dernier week-end a été l’occasion, hier, des premiers bilans sur la dimension politique de la canicule, ou du moins de sa gestion, y compris prévisionnelle. Et, comme si souvent en France, des premières polémiques.

Médecin examinant une patiente souffrant de la chaleur extrême dans un hôpital de Toulouse, soins médicaux d'urgence

Une médecin examine une patiente souffrant de l’extrême chaleur dans un hôpital à Toulouse Photo: AFP/Ed Jones

Les répercussions sanitaires, politiques et environnementales ne font en effet que commencer, maintenant que la canicule s’éloigne – mais peut-être pour quelques jours seulement. Un premier bilan fait état d’un bon millier de morts supplémentaires par rapport à une fin de juin normale, mais le chiffre, hélas provisoire, reste pour l’instant très inférieur aux quelque 15.000 morts enregistrés lors de la canicule de 2003. Il n’empêche: ce chiffre suscite de vives critiques contre l’exécutif, et cela pour trois raisons.

La première est que le réseau hospitalier a été, durant cette redoutable semaine, débordé par les urgences. Ce qui montre qu’en dépit de la mobilisation des équipes soignantes, la France n’est pas tout à fait en mesure de faire face à des alertes sanitaires massives. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, a estimé qu’il faudrait „faire toute la lumière sur le bilan humain très lourd qui s’annonce, pour déterminer les responsabilités politiques ayant mené à cette situation dramatique“. Et le député lepéniste Jean-Philippe Tanguy de surenchérir: „C’est odieux, c’est insupportable, sachant que la plupart de ces morts auraient pu être évitées depuis des années.“

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