France
Cinq ans d’inéligibilité, et de la prison ferme, requis contre Marine Le Pen
La sévérité des réquisitions prononcées mercredi soir contre Marine Le Pen et ses 25 coaccusés dans le procès des emplois présumés fictifs des assistants parlementaires des eurodéputés du Rassemblement national agite la scène politique française.
Marine Le Pen arrive pour son procès au tribunal à Paris Photo: AFP/Stéphane de Sakutin
La cheffe de file du parti d’extrême droite, déjà trois fois candidate à l’Elysée (en 2012, 2017 et 2022, les deux dernières fois comme finaliste face à Emmanuel Macron), risque en effet, si le tribunal suit lesdites réquisitions, d’être condamnée, entre autres peines, à cinq ans d’inéligibilité. Or, il est très généralement considéré qu’elle compte bien briguer une nouvelle fois la présidence de la République en 2027, sans parler d’un nouveau mandat parlementaire si une dissolution de l’Assemblée nationale intervient avant terme, comme il est possible au vu de la situation actuelle. Les deux autres peines requises contre elle, à savoir cinq ans de prison dont trois avec sursis (soit donc deux ans fermes, fût-ce avec un éventuel aménagement, comme par exemple le port d’un bracelet électronique) et 300.000 euros d’amende, ne sont pas légères non plus. Mais elles le paraissent presque au regard de ce qui est en jeu pour elle avec cette possible inéligibilité.