France
Aux législatives, Républicains et Socialistes pourraient bien jouer leur survie
L’enjeu majeur des élections législatives françaises, dont le premier tour a lieu après-demain, est évidemment de savoir si, comme il reste probable, Emmanuel Macron, fraîchement réélu président, va obtenir la majorité parlementaire dont il a besoin. Mais ce scrutin pourrait bien statuer aussi sur une autre question: la survie, comme partis, des Républicains et des Socialistes.
Valérie Pécresse (centre) et Anne Hidalgo (d.) ont réalisé lors du scrutin présidentiel des scores trop faibles pour être simplement imputables à une incapacité personnelle de l’une et de l’autre à séduire l’électorat Photo: Bertrand Guay/AFP
Ces deux formations, sous différentes appellations, ont forgé l’histoire de la Ve République, en alternant au pouvoir, et semblaient à ce titre indestructibles. La première se réclamait – de plus en plus vaguement, il est vrai – de l’héritage du général de Gaulle. La seconde avait fini par épouser les institutions qu’elle avait tout d’abord combattues, et François Mitterrand, finalement élu à l’Elysée en 1981, avait fini par concéder: „La Ve République, je ne l’ai pas choisie, mais enfin, elle est là, elle me va.“