Après la Deuxième Guerre mondiale

Union nationale et Unio’n tout court: Quand la victoire divisa le Luxembourg

Il y a exactement 80 ans, la Deuxième Guerre mondiale prenait fin en Europe. La souffrance causée par ce conflit, le plus meurtrier de l’histoire, n’était pas près de s’estomper. Mais à ce moment, le cauchemar était officiellement terminé et cela valait la peine d’être célébré. Au Luxembourg, malgré les vives tensions qui s’exprimaient depuis la libération, les cérémonies furent une démonstration d’unité nationale. Enfin presque.

Les citadins de la ville de Luxembourg acclament les libérateurs américains le 10 septembre 1944 – mais la guerre n’était pas finie 

Les citadins de la ville de Luxembourg acclament les libérateurs américains le 10 septembre 1944 – mais la guerre n’était pas finie  Copyright: Tony Krier/Archives Revue

Le 8 mai 1945, à 23h01 les armes se turent enfin sur le continent européen. Au bout de plus de cinq années de guerre totale, le Reich allemand avait été contraint à capituler sans conditions. Le bilan était apocalyptique. Près de 30 millions d’Européens avaient été déplacés, entre 40 et 50 millions tués – en majorité des non-combattants, notamment six millions de Juifs systématiquement assassinés dans le cadre de la Shoah. Des villes entières, comme Rotterdam, Stalingrad, Berlin, Varsovie ou Le Havre n’étaient plus que des tas de gravats. Les infrastructures essentielles – ports, usines, centrales électriques, ponts et viaducs – étaient détruites. L’Europe était ruinée matériellement, mais aussi moralement.

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