Documentaire

„Sur l’Adamant“ suit le séjour de patients d’un hôpital psychiatrique édifié sur la Seine

Marc gratte la guitare à l’abri des regards, Rachel lit le poème qu’elle a composé. Comment oublier Frédéric: tiré à quatre épingles, il pense que son frère et lui sont la réincarnation de Vincent et Théo Van Gogh. Le carton à dessins sous le bras, il raconte quelques chapitres marquants de sa vie. C’est un artiste, un touche-à-tout qui dessine, peint, écrit. Et qui réfléchit beaucoup. Catherine aimerait animer un atelier de danse. Le jeune Alexis, très angoissé, parle entre mots et silences … Bienvenue sur l’Adamant.

„Le patient est un être humain“, souligne Nicolas Philibert, qui a suivi les patients de cet hôpital psychiatrique édifié sur la Seine

„Le patient est un être humain“, souligne Nicolas Philibert, qui a suivi les patients de cet hôpital psychiatrique édifié sur la Seine Photo: Michel Crotto

L’Adamant, ce superbe bateau, tout en bois et verre, ouvre ses stores, tous les matins, dès 10 heures. Situé sur la Seine, au pied du Pont Charles de Gaulle, l’Adamant accueille une centaine de soignés souffrant de troubles psychotiques. Le documentariste Nicolas Philibert filme ces „passagers“ avec une attention extrême. Il les écoute, surtout. Il ne cherche pas à faire croire qu’il n’y a personne derrière la caméra. Il propose au spectateur de faire le chemin qu’il est en train de faire. On se souvient des visages, des paroles. L’Adamant est aussi et même surtout une histoire d’âmes. Un film lumineux et bouleversant couronné par un Ours d’or à Berlin.*

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