Film

„Retour à Séoul“, ni là, ni d’ailleurs – Un entretien avec le réalisateur Davy Chou

Présenté dans la section „Un certain regard“ au Festival de Cannes 2022, „Retour à Séoul“ dégage une force incroyable, dépourvue de toute mièvrerie. Une vraie réflexion universelle sur l’identité et le déracinement. Rencontre avec Davy Chou à Cannes.

„Je ne suis pas coréen, je ne suis pas une femme … Ces éléments pouvaient bloquer la démarche. Heureusement, j’ai compris qu’il y avait aussi, dans l’histoire de Laure, quelque chose de mon expérience personnelle“, explique le réalisateur, Davy Chou

„Je ne suis pas coréen, je ne suis pas une femme … Ces éléments pouvaient bloquer la démarche. Heureusement, j’ai compris qu’il y avait aussi, dans l’histoire de Laure, quelque chose de mon expérience personnelle“, explique le réalisateur, Davy Chou Photo: Aurore FIlms

Freddie, adoptée en France, met pour la première fois les pieds en Corée du Sud. „Retour à Séoul“ est trompeur, car Freddie, 25 ans, ne cherche pas à retrouver ses parents biologiques. Et c’est pourtant ce qu’elle va faire peu à peu tout en découvrant un pays, une culture dont elle ne connaît ni les codes ni la langue. Elle débarque à Séoul sur un coup de tête. Elle traîne avec une bande de jeunes. On lui dit qu’elle a un visage typiquement coréen. Personnage antipathique, pas aimable au contact de son pays natal, elle ne va pas là où on lui demande d’aller. Elle refuse de se conformer à la gentillesse asiatique. Elle regarde les gens de haut. Freddie est parisienne, elle ne partage pas leur culture.

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