Face au confinement
„Nommer ce qui se passe en nous, sans être agressif“
Le psychothérapeute et formateur en communication non violente (CNV) Thomas d’Ansembourg voit dans la pandémie une chance de se poser les vraies questions et y apporter une réponse soucieuse des sentiments de chacun, sur un plan individuel comme sociétal.
„En comprenant l’humain qu’est dedans, on comprend l’humain qui est devant“, explique le psychothérapeute Thomas d’Ansembourg Photo: Thomas d'Ansembourg
A l’heure où nous tournons en rond dans un espace confiné, limité par sa taille, les seuls nouveaux espaces à défricher sont sans doute intérieurs. L’absence de sollicitations extérieures qu’impose la pandémie laisse le temps de s’y plonger. Les tensions au sein du foyer peuvent l’exiger. Sur cette voie, la communication non-violente est un guide à même d’aider l’individu à reconnaître ses émotions, à détecter les besoins qui s’y terrent, pour mieux formuler la demande qui permet leur satisfaction. En proposant d’abandonner le „tu qui tue“, pour substituer un „je“ qui permet en suite le „nous“, elle est ainsi à même d’aider à la pacification des êtres humains et de leurs relations sociales.