Blah Blah Blah en concert aux Rotondes
„L’idée, c’est d’inventer notre langage musical universel“
Depuis plus de quinze ans, Blah Blah Blah préfère faire parler les sons, les corps, les objets et le mouvement, dans des spectacles où les frontières entre concert, performance et théâtre musical se brouillent volontiers. Rencontre avec Gabriel Fabing, son fondateur, autour d‘un langage artistique qui cultive autant le métissage que le jeu.
Le groupe Blah Blah Blah en action Photo: Xavier Delestre
Tageblatt: „Blah Blah Blah“ pour une compagnie essentiellement musicale: d’où vient ce drôle de décalage?
Gabriel Fabing: Cela fait une trentaine d’années que je travaille comme musicien et compositeur pour le spectacle vivant, dans la danse, le théâtre ou le cirque. Avant de créer la compagnie avec Claire Girod, j’interprétais déjà mes propres bandes-son en direct sur le plateau. J’ai toujours aimé les formes hybrides et les instruments bricolés. „Blah Blah Blah“ nous faisait sourire: choisir un nom qui évoque le bavardage avait quelque chose d’assez amusant. Et puis il y a aussi un clin d’oeil à Iggy Pop, qui a sorti un album intitulé „Blah-Blah-Blah“.