Festival de Cannes (7)

Le réel et son double: „Les filles d’Olfa“ et „May December“

Deux long-métrages en compétition font se rencontrer, devant la caméra, des personnages et les actrices qui les incarneront. Là où Todd Haynes s’amuse des tensions qu’une actrice amène dans un couple qui a connu le scandale et l’opprobre, Kaouther Ben Hania négocie sans cesse la façon dont l’intimité d’une famille déchirée par l’extrémisme religieux peut être montrée à l’écran. Sans aucunement verser dans le métafilm nombriliste, les deux films interrogent, chacun à sa façon, la position et le rôle du cinéma dans un monde soumis au joug de l’image.

„Les filles d’Olfa“ de Kaouther Ben Hania, en compétition, 4/5

„Les filles d’Olfa“ de Kaouther Ben Hania, en compétition, 4/5

Comment parler de l’indicible, comment le montrer, le mettre en récit? C’est une des questions qu’on se posait ce weekend à Cannes – après que Jonathan Glazer eut choisi la fiction très esthétisée pour restituer le quotidien de Rudolf et Hedwig Höss à Auschwitz, ce fut à Kaouther Ben Hania de s’interroger sur la façon de transposer à l’écran l’histoire bien réelle d’Olfa Hamrouni et de ses quatre filles, dont les deux aînées, Rahma et Ghofrane, ont rejoint Daech.

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