Tadler
Le „Marionettefestival“ fait son retour
Le festival international de marionnettes de Tadler fait son retour ce week-end. Ce n’est que sa neuvième édition en 22 années, du fait d’une histoire mouvementée dont Angélique D’Onghia est le fil conducteur.
„On a souvent du mal à mesurer l’ampleur que l’organisation d’un tel festival peut prendre. Ce n’est pas nécessairement le genre qui est complexe, mais le fait d’être hors les murs, dans un village“, explique la directrice artistique, Angélique D’Onghia Photo: Editpress/Alain Rischard
Si le festival de marionnettes de Tadler n’aura tenu souvent qu’à un fil, sa survie n’aura tenu plutôt qu’à une fille. Les destins d’Angélique D’Onghia et du „Marionettefestival“ sont étroitement liés depuis 13 ans maintenant. Quand la première, au sortir d’un master d’expertise et médiation culturelle, est entrée au service de Maskénada, le second connaissait sa première expérience à Tadler. Le Marionettefestival lancé par le collectif d’artistes en 2001 fut d’abord biennal et itinérant, allant de village en village. A partir de 2010, il ne fut plus itinérant, ni même vraiment biennal. „Dès que le festival a eu lieu à Tadler, il était évident qu’il allait rester là, parce que c’était le lieu qui convenait le mieux“, explique Angélique D’Onghia. Tadler, c’est un petit village d’une certaine d’habitants, tranquille et chantant, accroché à flanc de colline, où les maisons et fermes séculaires dominent encore l’architecture. Le côté bucolique et relaxant l’emporte largement sur le caractère pentu des lieux, qui limitent le nombre et la taille des endroits plats pour y poser une scène.