Au Théâtre d’Esch

„Juste un homme, avec un fusil“: la fabrique de l’irréparable

Journaliste, metteur en scène et auteur, Godefroy Gordet raconte au Théâtre d’Esch l’histoire d’un homme au bord du gouffre, une arme à la main et des images pleins la tête, pour mieux rendre attentif à l’invasion de nos vies par les écrans.

Godefroy Gordet: „Tout ce qui arrive à ma génération, nos maux, nos peines, nos bonheurs sont liés au fait qu’un jour, gamins, on s’est retrouvés devant une télé et qu’on ne l’a plus jamais quittée“

Godefroy Gordet: „Tout ce qui arrive à ma génération, nos maux, nos peines, nos bonheurs sont liés au fait qu’un jour, gamins, on s’est retrouvés devant une télé et qu’on ne l’a plus jamais quittée“ Foto: Editpress/Alain Rischard

„Une pièce est-elle réellement finie un jour? Je l’ignore.“ Godefroy Gordet est habitué à vivre longtemps avec ses pièces, les sujets dont elle traite, les passions qui les fondent. „Juste un homme, avec un fusil“, qu’il présente au Théâtre d’Esch ces 27 et 28 mars, trotte dans sa tête depuis au moins six ans. Entre-temps, Gabriel Fortin a eu le temps de se faire connaître comme „le tueur des DRH“. Et les écrans ont trouvé le moyen de vaincre le stress qu’ils génèrent eux-mêmes, avec les vidéos satisfaisantes, que Godefroy Gordet cite en exemple de leur dernière victoire sur l’attention.

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