Critique littéraire
„Jérôme, tout au bord“ de Clotilde Escalle nous confronte au vide et aux contradictions
Dans „Jérôme tout au bord“, l’auteure Clotilde Escalle crée une sorte d’anti-héros, mais est-il convaincant? Une critique du livre.
Image symbolique: focus sur une nouvelle publication sur le marché littéraire Source: pexels.com
Écrivaine, artiste plasticienne et journaliste culturelle (notamment pour le Tageblatt), Clotilde Escalle, née au Maroc où elle a longtemps vécu, sonde dans ses ouvrages l’existence d’êtres livrés au monde ainsi que leur sidération face au vide. Comme elle l’indique elle-même sur son blog, ses thématiques favorites sont les suivantes: la verticalité du temps, la vieillesse, l’exil, la pulsion animale, la difficulté de dire, les temps immémoriaux. Mettant sa plume „rageuse et crue“ au service d’une langue „brutalement poétique, glaçante d’élans contenus“, elle revient sur le devant de la scène littéraire avec un neuvième opus, „Jérôme, tout au bord“, récit bouleversant mettant en scène un certain Jérôme Veulin, évoluant au sein d’un univers où s’entremêlent absurde, humour et tragédie.