Luxemburgensia
Fear and Loathing in Luxembourg
Pour la quatrième enquête du colonel Moulinart, Jacques Steiwer plonge dans le milieu de la drogue luxembourgeois. Malgré une certaine tendance au radotage et un univers trop masculin, le polar convainc grâce à une intrigue à rebondissements, l’évocation vraisemblable du monde sans foi ni loi du commerce de la came et de personnages attachants.
L’écrivain Jacques Steiwer Photo: Editpress/Julien Garroy
Le commissaire Luc Nilles fulmine: l’image propre et sereine du grand-duché propre souffre depuis que la prolifération de cas isolés confirme que des réseaux internationaux de la drogue ont pris d’assaut le Luxembourg. Tout d’abord, un Kosovar sans visa ni tampon de frontière se fait attraper alors qu’il vient de balancer cent grammes de cocaïne dans une benne industrielle. Après que le suspect leur a indiqué d’aller enquêter du côté de la station Aral dans la rue d’Hollerich, Nilles et son collègue y arrêtent un jeune Luxembourgeois qui s’était réfugié dans une entrée d’immeuble avec une prostituée nigériane pour lui acheter quelques boules de poudre blanche. Petit hic: le jeune étudiant n’est autre que le fils du retraité colonel Moulinart, personnage principal des précédents policiers de Jacques Steiwer.